L’UNESCO inscrit le cortège nuptial Afar « Qibnah Orobi » au patrimoine immatériel de l’humanité
Source: ADI
DJIBOUTI, 10 décembre 2025 (ADI) – Après le Xeedho (reconnu en 2023) et le Xeer Ciise/Xeer Issa (inscrit en 2024), le Qibnah Orobi, forme traditionnelle du cortège nuptial Afar, a à son tour rejoint mercredi la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une décision accueillie comme « une fierté » nationale par le Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier minsitre s’est réjoui de voir le Qibnah Orobi « rejoindre le Xeedho (inscrit en 2023) et le Xeer Ciise/Xeer Issa (inscrit en 2024) » parmi les éléments de patrimoine immatériel reconnus par l’UNESCO.
Ces trois inscriptions « montrent à quel point l’héritage culturel djiboutien rayonne », a-t-il souligné, évoquant autant « la gastronomie traditionnelle » que « le système coutumier de justice et de solidarité ».
La décision a été adoptée à New Delhi lors de la 20e session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO, où une délégation djiboutienne conduite par l’ambassadeur Isse Abdillahi Assoweh représentait le pays. Cette reconnaissance « souligne l’engagement de Djibouti dans la sauvegarde de son patrimoine vivant », indique le ministère de la Culture.
Autour de l’ambassadeur Assoweh, la délégation comptait notamment le représentant permanent adjoint de Djibouti à l’UNESCO, Adou Mohamed Ali, ainsi que plusieurs conseillers du ministère de la Culture, de la Primature et de l’ambassade à New Delhi. Deux représentantes de la société civile, Hasna Hassantou et Aïcha Abdoulkader Sultan, y participaient également.
Le Qibnah Orobi occupe une place centrale dans le mariage traditionnel Afar. Ce rituel, composé d’un ensemble de pratiques allant de l’Esser Fayxi au Keetal Qido, mobilise musique, henné, parures artisanales et participation communautaire. Il réunit plusieurs générations autour d’un moment de cohésion sociale et de transmission identitaire.
Pour le Premier ministre, cette nouvelle inscription constitue « un trésor de plus à célébrer ». Il a salué le travail « des experts, du ministère de la Culture et de tous ceux qui ont porté cette candidature », appelant à ce que cette reconnaissance « inspire les jeunes générations à préserver et transmettre ces richesses vivantes ».
Si la portée de cette inscription est d’abord nationale, elle s’inscrit aussi dans une démarche régionale, portée conjointement avec les Comores, les Emirats arabes unis, l’Iraq, la Jordanie, la Mauritanie et la Somalie.
Djibouti a exprimé sa gratitude envers l’UNESCO, l’ALECSO et l’ensemble de ses partenaires, réaffirmant son intention de poursuivre ses efforts pour protéger et promouvoir son patrimoine immatériel « au service des communautés et de l’enrichissement du patrimoine universel ».
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