Aboubaker Omar Hadi appelle à une présence accrue d’entreprises saoudiennes dans nos zones franches
Source: ADI
DJIBOUTI, 9 décembre 2025 (ADI) – Djibouti a souligné mardi l’élargissement de sa coopération économique avec l’Arabie saoudite, a l’occasion de la 7ᵉ session de la Commission mixte entre les deux pays, réunie du 7 au 9 décembre dans la capitale. S’exprimant devant les délégations, le président de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti (APZFD), Aboubaker Omar Hadi, a annoncé que la concession du port de Tadjourah à l’opérateur saoudien Red Sea Gateway Terminal, pour une durée de trente ans, avait été formellement signée le 22 octobre à Djeddah. « La phase de mise en œuvre est en cours », a-t-il précisé, évoquant un projet appelé à renforcer le rôle du nord du pays dans les échanges régionaux.
M. Hadi a rappelé que Djibouti avait exporté 1,9 million de têtes de bétail vers le Royaume en 2024, ainsi que des produits de la mer. Il a insisté sur la proximité maritime entre les deux pays : 24 heures de navigation à 14–15 nœuds entre Djibouti et Jazan, et environ 48 heures pour rejoindre Djeddah. « Cette connexion directe avec la péninsule Arabique est un atout pour nos filières d’exportation », a-t-il souligné.
Le président de l\'APZFD a également mis en exergue le projet saoudien de corridor « Mer Rouge–Golfe », reliant Dammam à Djeddah par rail et par route, présenté comme un futur pivot des liaisons logistiques entre le Golfe, l’Asie occidentale, l’Afrique et l’Europe. « Ce landbridge sera un véritable game changer pour les chaînes d’approvisionnement régionales », a-t-il affirmé, estimant que Riyad se trouvait « idéalement placé » pour réduire les ruptures actuelles de transport.
Evoquant les transformations en cours dans la logistique internationale, M. Hadi a souligné les résultats de l’initiative Sea–Air Cargo, opérationnelle dans 28 villes de 25 pays. Selon lui, ce succès conforte la pertinence du prochain chantier djiboutien : le Djibouti Commodity Exchange, qui doit être lancé prochainement dans la Zone franche internationale de Djibouti (DIFTZ), sur la base de transactions CIF et FOB.
Il a rappelé que la DIFTZ s’étend aujourd’hui sur 240 hectares dans sa première phase et atteindra 4 800 hectares une fois achevée. La zone accueille déjà « plus de 983 entreprises représentant 57 nationalités », a-t-il indiqué, y voyant « un signe clair de la confiance de la communauté internationale des affaires » et de « l’attractivité croissante » du hub djiboutien.
M. Hadi a enfin appelé à une présence accrue d’investisseurs saoudiens. « Cinq entreprises saoudiennes opèrent actuellement dans nos zones franches. Nous souhaitons en accueillir davantage », a-t-il déclaré. Selon lui, une implantation renforcée contribuerait à « structurer un hub logistique régional reliant l’Afrique de l’Est à la péninsule Arabique », objectif partagé par les deux pays.
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